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Agriculture

VIDEO. Pédicure bovin, un métier qui recrute



Pédicure bovin est encore un métier peu connu alors que les besoins sont importants. L’association nationale des pédicures bovins a réuni une soixantaine de professionnels, à Houtaud dans le Doubs, pour partager leurs expériences. Un moment aussi utile que convivial.

C’est à la meuleuse que les pédicures bovins parent les onglons des vaches. Le vocabulaire et les dimensions changent, mais le but du métier est identique. Etre pédicure, c’est prendre soin des pieds. Ongles ou onglons, ils poussent ! Un pied bien soigné, c’est l’assurance d’une bonne marche.

Pour les vaches, c’est essentiel. Bien dans ses sabots, la vache va se déplacer aisément pour boire, manger. “La vache ve perdre en production laitière, en état corporel aussi. Donc elle va coûter de l’argent à l’éleveur” explique le bien nommé président de l’association nationale des pédicures bovins, Jean-Marc Vacher.

Ce pédicure bovin, installé à Bians-les-Usiers (Doubs), a organisé cette 35ème rencontre annuelle des pédicures bovins du 22 au 25 août pour que ses collègues puissent échanger sur leur profession encore méconnue. En France, il y a environ un peu plus de 300 professionnels dont une quinzaine en Franche Comté. Et ce n’est pas assez pour répondre au besoin des éleveurs.  

35e rencontre annuelle des pédicures bovins dans le Doubs

Il n’y a qu’un seul lycée agricole en France qui forme à ce métier. Les candidats doivent se rendre près de Rennes. L’activité de pédicure bovin vient d’être reconnue par un diplôme préparé lors d’une formation de neuf mois mais le diplôme n’est pas obligatoire pour exercer. C’est un vétérinaire hollandais, Toussaint Raven, qui a mis au point la méthode des soins. 

 

Sur le terrain, les pédicures bovins ont chacun leurs méthodes pour soigner les sabots d’une bête qui pèse au moins 600 kilos. Rien à voir avec un cheval qui accepte plus ou moins de plier la jambe pour faciliter le travail du maréchal ferrant. Les pédicures bovins utilisent des “systèmes de contention”. A la ferme d’Houtaud, cinq systèmes différents étaient présentés aux éleveurs. Ils viennent sur les exploitations régulièrement. Il faut compter un parage par an pour chaque bovin. Les professionnels peuvent revenir dans les fermes en cas de lésion pour soigner les sabots. 

Impressionnant ! La vache peut carrémement être soulevée et rester allongée pour que le pédicure travaille sans se baisser. “C’est pas idiot !” remarque Joël Albenge. Ce pédicure bovin est venu de Tarbes pour participer à cette rencontre annuelle. Pour s’adapter au cheptel qu’il soigne, il utilise “une caisse maison, c’est une hybride entre toutes les autres caisses” explique Joël Albenge. 

Inventif, méthodique et minutieux, avec un bon sens de l’observation, proche des animaux. Voilà les qualités requises pour exercer ce métier. “Il faut aussi du caractère pour faire face à la vache”précise Jean-Marc Vacher. Le pédicure “se forme tout au long de sa vie”. Il “fait preuve de curiosité” explique le lycée agricole chargé de la formation. A Houtaud, les pédicures bovins ont pris le temps d’échanger sur leurs pratiques. L’occasion aussi de rappeler qu’ils ne sont pas encore assez nombreux en France. Au lycée agricole près de Rennes, les prochaines rentrées “Pédicure pour bovins” auront lieu le 21 septembre 2020 et le 8 février 2021.

 





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