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Agriculture

une nouvelle attaque de loup suscite un renforcement des mesures de lutte contre le prédateur

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Des attaques de bétail ont débuté fin août en Haute-Saône et dans les Vosges. Après une accalmie, elles ont repris à Fougerolles où un jeune bovin vient d’être tué. Les préfectures de Haute-Saône et des Vosges prennent des mesures, notamment en augmentant les tirs de défense contre le loup.

C’est certain : les attaques de bétail, jeunes bovins ou moutons, sont dûes au loup et même à un seul animal. Les préfectures de Haute-Saône et des Vosges l’annoncent avec précision. Elles ont fait le point sur ces attaques et annoncent de nouvelles mesures de lutte contre le loup…

Déjà de nombreux animaux tués

Tout a commencé dans le secteur des Vosges, plus exactement à Jussarupt et La Neuveville-devant-Lépanges le 11 août. Puis, à partir du 26 août, le loup s’est déplacé au Val d’Ajol, toujours dans le département vosgien, mais il a aussi franchi la “frontière départementale” dans le secteur de Fougerolles en Haute-Saône.

Les informations données par les deux préfectures sont formelles : “Les observations ont permis de confirmer qu’il s’agit d’un

unique animal. Les critères morphologiques et les caractéristiques de prédation permettent de confirmer qu’il s’agit bien d’un loup.
L’individu apparaît seul sur les documents visuels disponibles (clichés, vidéos) et il n’est pas possible de préciser son origine à ce stade.”

Il est noté que cet animal se comporte de manière atypique en attaquant, non seulement des ovins, mais aussi des bovins, quelques fois à l’intérieur même des bâtiments, et de façon répétée.

Entre le 11 août et le 21 septembre, 21 attaques ont été dénombrées (9 dans les Vosges et 12 en Haute-Saône), ayant conduit à la mort de 20 ovins et 15 jeunes bovins. Lundi matin, un éleveur de Fougerolles a retrouvé un jeune bovin de 11 mois mort dans son champ alors que des mesures avaient été prises par l’agriculteur : flashes répétés dans la patûre close et un haut-parleur qui devait effaroucher l’animal.

Les mesures renforcées

L’autorisation a été donnée de procéder à des tirs d’effarouchement.
En Haute-Saône, ces opérations ont été confiées aux lieutenants de louveterie -tout comme dans les Vosges- qui ont déjà effectué plus d’une douzaine d’opérations de nuit. Les chasseurs ont également apporté leur concours pour protéger un élevage ovin exposé.

17 000 euros : c’est la somme qu’a débloqué l’Etat en urgence pour l’achat de matériel de protection et d’effarouchement destiné aux éleveurs victimes d’attaques ou particulièrement exposés (filets et électrificateurs, dispositifs d’effarouchement sonores et/ou visuels).

Dans leur communiqué commun, les deux préfectures l’annoncent : “Cette attaque appelle un renforcement des mesures avec une extension des autorisations de tir de défense simple en Haute-Saône.

En outre, et à l’appui de ces décisions, les préfets ont sollicité l’intervention de la Brigade Mobile d’Intervention Grands Prédateurs Terrestres qui sera présente sur le territoire concerné des deux départements. Ces agents spécialistes nationaux de la gestion opérationnelle des grands prédateurs vont former les acteurs de terrains et apporter leur soutien à la réalisation des missions de défense des troupeaux.

 



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