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Agriculture

une dérogation pour traiter davantage les vignes contre le mildiou


Un arrêté publié au Journal officiel ce dimanche 8 août autorise temporairement les viticulteurs d’utiliser davantage de traitements à base de cuivre pour lutter contre le mildiou, cette maladie qui attaque la vigne.

Le mildiou est particulièrement agressif cette année dans les vignes françaises en raison du début d’été humide. Pour permettre aux viticulteurs de sauver leur récolte, le gouvernement leur a permis exceptionnellement de dépasser les valeurs maximales autorisées de traitements à base de cuivre, efficaces contre le mildiou.

Comme le précise un arrêté publié ce dimanche 8 août au Journal officiel, les professionnels de la vigne peuvent utiliser jusqu’à 5 kg de cuivre par hectare cette année, quand la règle habituelle est de ne pas dépasser les 4 kg par hectare.

“La situation phytosanitaire des vignobles nécessite de renforcer la protection des vignobles à pression forte ou exceptionnelle de mildiou”, explique le texte.

Cependant cette dérogation est assortie d’une restriction : les apports de cuivre sur sept ans, entre 2019 et 2025, ne doivent pas dépasser 28 kg par hectare conformément à une réglementation européenne qui tient compte des risques et des impacts du cuivre sur l’environnement et la santé.

L’ensemble des viticulteurs, que ce soit en viticulture biologique ou conventionnelle, est concerné par cet arrêté “en vigueur pour une période de 120 jours”.

Le mildiou attaque “une grande partie du vignoble français (sauf façade méditerranéenne) suite aux intempéries qui ont sévi à partir de la mi-juin jusqu’à aujourd’hui”, rappelle le texte.

“La protection contre le mildiou est nécessaire pendant encore deux semaines, pour protéger le feuillage afin de maintenir le potentiel de production et la qualité dans un contexte déjà dégradé”, souligne-t-il.

La récolte française de vin devrait être en baisse de 24% à 30% en 2021, a annoncé vendredi le ministère français de l’Agriculture qui évoque un niveau de rendement d’une faiblesse jamais vue depuis 45 ans.

“En Bourgogne, le gel a amputé une bonne partie de la récolte, notamment dans l’Yonne. Dans le Beaujolais, la vigne a été moins touchée par le gel compte-tenu de ses cépages plus tardifs. Pour autant, les maladies sont très présentes : mildiou, oïdium et black rot. La production de l’ensemble du bassin Bourgogne-Beaujolais est prévue en forte baisse sur un an”, pouvait-on lire dans le document ministériel.

“Dans le Jura, le vignoble a subi le gel, la grêle puis les maladies. La production s’annonce très basse”, était-il ajouté.





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