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Agriculture

un an après ” l’amour est dans le pré ” ils créent une cagnotte pour sauver leur ferme

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Après s’être connus dans l’émission, Laurent et Maud se sont installés chez Laurent, à Saint-Hilaire-en-Morvan. Depuis, le couple d’agriculteurs doit faire face à de nombreuses difficultés financières. Pour sauver leur ferme et ses 210 animaux, ils ont lancé une cagnotte en ligne. 

On les avait quittés amoureux, devant les caméras de télévision. En 2019, lors de la quatorzième saison de l’amour est dans le pré, la Haut-Saônoise Maud rencontrait le Morvandiau, Laurent, éleveur de bovins.

Des dettes importantes et des revenus toujours plus faibles

Un an après le début de leur idylle, le jeune couple s’est depuis installé à Saint-Hilaire-en-Morvan, dans la ferme de la famille Laurent. Ils sont la cinquième génération à gérer l’exploitation. Mais le couple rencontre de nombreux problèmes d’ordre financier.

Déjà contrariés par des dettes conséquentes, contractées par le passé, le couple subit aussi les prix de vente toujours plus bas de leur bétail.

Maud raconte : ” On vend nos bêtes sur pied dans des marchés aux enchères. On a des vaches de la race charolaise et des brebis. Le problème c’est que le prix de vente est le même que dans les années 1980 alors que le coût de la vie augmente ” . 

 

À Saint-Hilaire-en-Morvan, la famille de Laurent s'étend sur cinq générations.

À Saint-Hilaire-en-Morvan, la famille de Laurent s’étend sur cinq générations.

© FTV


De gros dégâts causés par la sécheresse 

Cet été, la sécheresse a été ” la goutte d’eau qui fait déborder le vase ” explique Maud, avec humour. La situation n’a pourtant rien de risible, Dépourvus d’eau pour abreuver leurs bêtes, Laurent et Maud sont contraints d’utiliser l’eau du robinet. Faute d’autres accès disponibles. Pire encore, les champs et les 25 hectares de culture de céréales ont subi de plein fouet la météo des derniers mois. ” Tout a grillé ” commente madame.

Laurent ajoute : ” En ce moment on va beaucoup chercher dans nos stocks pour nourrir les bêtes. Le marchand de paille n’a pas pu me vendre la paille de son exploitation, il n’en a pas récolté autant que ce qu’il pensait et il devait en garder pour son élevage. Je n’ai pas du tout mes stocks pour l’hiver. “

Cet hiver, le couple devra donc acheter de nouveaux stocks. Une dépense aussi inhabituelle que coûteuse dans le contexte actuel. À tel point qu’ils en appelent aux dons, via  une cagnotte en ligne (lien cliquable).

 

 ” On est des gens simples, on ne voulait pas demander de l’aide. On est dans la vie comme à la télé, simples. ” 

Maud

Les 53 000 euros espérés serviront à payer les fournisseurs pour nourrir les bêtes, payer les dettes aux garagistes pour réparer les tracteurs mais surtout faire un forage pour puiser de l’eau. Laurent l’assure ” cet argent ne nous servira pas à se payer des vacances. On va être vraiment transparent en justifiant à chaque fois nos dépenses. ” Pour l’heure, plus de 13 000 euros ont déjà été récoltés. 

 

 

Un week-end solidaire à la fin du mois de septembre

Les samedi 26 et dimanche 27 septembre prochain, le couple organise un week-end ” portes ouvertes ” à la ferme, chez eux, dans le Morvan. Toujours dans le but de récolter des fonds. ” Cela sera dans l’ambiance d’une kermesse ” explique Maud. Au programme : des repas les midis et soirs sur réservation, mais également des activités pour les enfants, la possibilité de parrainer des animaux et surtout… celle de rencontrer Maud et Laurent. 

S’ils reconnaissent volontier que leur médiatisation passée contribuera à leur venir en aide, tous deux souhaitent plus largement faire entendre la voix des agriculteurs et des paysans. Ils souhaitent mettre en lumière les maux d’une profession en souffrance. 

 

” Il y a beaucoup de monde qui a des problèmes en ce moment. C’est dur pour tout le métier “

Laurent

Passionné par son métier, le Morvandiau s’inquiète du devenir des agriculteurs. Il souhaite maintenant agir : ” Je ne veux pas être un porte-parole parce que je suis un agriculteur traditionnel, mais le mal-être agricole devient de pire en pire. On travaille tout le temps à perte. Cela devient très compliqué. J’aime mon métier. Il faut que l’on continue à avoir des agriculteurs pour faire manger tout le monde ” .

 





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