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Agriculture

Pourquoi vous allez payer vos oeufs plus cher dans les prochaines semaines



Les négociations commerciales entre agriculteurs et la grande distribution devraient aboutir à une hausse du prix des œufs, de 12 à 30 centimes pour une boîte de 6. Une nécessité pour les éleveurs de Côte-d’Or, à condition de rester raisonnable.

C’est une énième conséquence de la pandémie. La pénurie de matières premières touche aussi de plein fouet les agriculteurs et notamment les éleveurs de volailles. Le prix des céréales et des protéines que mangent les gallinacés a presque doublé depuis l’été 2021. « Ça a explosé, c’est beaucoup trop. On ne s’attendait pas à un tel déséquilibre », témoigne Philippe Plançon. L’éleveur, basé à Gevrey-Chambertin en Côte-d’Or, a vu le prix de l’alimentation de ses 16 500 poules augmenter de 40 % en six mois. « C’est impressionnant », commente-t-il. 

Conséquence, les éleveurs de poules pondeuses n’ont pas d’autre choix que d’augmenter le prix à la vente de leurs œufs. À la ferme du Pontot, les poules de Philippe Plançon produisent 13 000 œufs par jour en moyenne. Tous sont vendus dans des petits magasins locaux où à des restaurants. Au 1er novembre, l’agriculteur a appliqué une hausse de 10 % sur ses produits, mais ça ne suffit pas. « On ne sait pas ce qui va se passer dans les prochains mois si les coûts de productions continuent de grimper. »

Même constat à Nan-sous-Thil (Côte-d’Or). Michel Villamert, éleveur affilié à la FDSEA 21, a subi les fortes augmentations des aliments pour ses 3 000 poules, et notamment celle sur les tourteaux de graines. Chaque semaine, il livre une partie de ses œufs – entre 2 000 et 2 500 récoltés par jour – à une dizaine de grandes surfaces proches de son exploitation. Mais depuis le 1er janvier 2022, le prix n’est plus le même en magasin : + 15 %. « Ça représente environ 3 centimes hors taxes par œuf, précise Michel Villamert. On a besoin de rémunération supplémentaire. Heureusement, les magasins avec lesquels je collabore ne m’ont pas embêté avec les prix. »

Pour ces éleveurs, il est cependant primordial de rester raisonnable vis à vis du consommateur. « Si on augmente de trop, peut-être que les gens achèteront moins », ajoute Michel Villamert. De son côté, Alice Hoornaert, éleveuse de poules bio à Courban (Côte-d’Or), estime « que ce n’est pas aux consommateurs de subir les conséquences ».

En ce début d’année 2022, l’enjeu pour les professionnels de la chaîne agroalimentaire est désormais de s’entendre avec la grande distribution lors des négociations commerciales annuelles, qui ont lieu jusqu’en février, pour déterminer le prix de l’oeuf. Le Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf) estime que la boîte de six œufs devrait augmenter de 12 centimes, et jusqu’à 30 centimes pour des œufs bios pour assurer le revenu des éleveurs. 





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