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Agriculture

“L’hécatombe recommence” alerte le collectif SOS Loue qui réclame du Comté bio pour sauver nos rivières

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Des photos de dizaines de poissons morts, dans la Loue, ont été récemment publiées par le collectif SOS Loue et rivières comtoises, qui réclame une action rapide des autorités et le développement de la filière Comté bio, afin de sauver nos rivières. Détails. 

Le collectif SOS Loue et rivières comtoises alerte en ce mois de janvier 2021 sur un “nouvel épisode de mortalité sur la Loue”. Photos à l’appui, SOS Loue dénonce “l’apocalypse des rivières comtoises”. Sur les clichés partagés sur internet, on découvre des poissons morts, au fond de cette rivière autrefois bien plus riche en biodiversité.  

“Les photos prises cette semaine sur la Loue l’attestent. Des poissons adultes, par dizaines, dans la force de l’âge, crèvent sans que personne, ou si peu, ne s’en émeuvent. Bientôt, il n’y aura plus de vie dans nos rivières. L’abondance dans nos rivières, toutes espèces confondues, a déjà diminué de 80% par rapport aux années 1970 !” s’indigne le collectif qui demande l’arrêt du lisier en Franche-Comté.

L’intensification des pratiques agricoles en cause

La filière Comté, véritable institution dans notre région, est une fois de plus pointée du doigt. Le collectif réclame du Comté bio. Dans un communiqué, il écrit : “Exiger du comté uniquement bio (sans engrais chimique ni pesticide) n’est pas une lubie d’écolos, c’est la condition indispensable pour espérer sauver les rivières.”

Une étude publiée en 2020 par le laboratoire Chrono-Environnement de l’Université de Franche Comté le prouve. C’est indéniable, l’intensification des pratiques agricoles joue un rôle dans la dégradation de la santé de la Loue. Il ne s’agit pas d’un second rôle mais bien d’un rôle de premier plan. “Les excès d’azote contaminant la Loue ont essentiellement une origine agricole” peut-on lire dans le rapport remis aux collectivités et à l’Agence de l’eau.

► A lire aussi : Pollution de la Loue : Pourquoi la filière Comté est accusée de polluer les rivières.

 A la suite de cette publication, le collectif SOS Loue et rivières comtoises a publié une lettre ouverte aux affineurs de la zone AOP Comté, principale activité agricole sur les bassins versants des rivières karstiques du massif jurassien.

Le Comté bio est fait à partir de lait de vache bio.

Le Comté bio est fait à partir de lait de vache bio.

© Laurent THEVENOT/MaxPPP

Les nouvelles mesures portent sur l’amélioration de la biodiversité”

La filière a rétorqué que le futur cahier des charges du Comté prend en compte la préservation de l’environnement.

“Les nouvelles mesures portent sur l’amélioration de la biodiversité des prairies (minimum 5 espèces et interdiction de destruction chimique), les fourrages complémentaires (plafonnés à 20 % de la surface agricole utile), les prairies permanentes (au moins 50 % de la surface fourragère). La fertilisation a été un sujet extrêmement débattu pour aboutir à l’obligation des plans d’épandages individuels, à l’analyse obligatoire des effluents, au plafonnement à la parcelle ; aucun épandage ne sera possible avant d’avoir atteint les fameux « 200°C » (cumul des températures positives à partir du 1er janvier). Les haies ne doivent pas être taillées entre le 1er avril et le 1er août pour ne pas gêner la nidification des oiseaux” précise un article publié sur le site Comte.com, listant les enjeux du nouveau cahier des charges. 

Une évolution du cahier des charges qui ne va pas assez loin pour le collectif SOS Loue ainsi que pour la Confédération Paysanne. 



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