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Agriculture

les tirs de défense autorisés en Saône-et-Loire pour trois louvetiers

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Un arrêté préfectoral autorise depuis le 21 mai trois louvetiers de Saône-et-Loire à procéder à des tirs de défense sur le loup. Depuis le 20 avril, de nombreuses attaques de troupeau ont ont eu lieu dans le Clunisois et le loup est suspecté d’en être l’auteur.

Nouvelle étape dans le dossier du loup en Saône-et-Loire. Le préfet Julien Charles autorise désormais les agriculteurs à procéder à des tirs de défense pour neutraliser le prédateur. Pour rappel, la présence d’un loup a été avérée dans le Clunisois le 17 mai dernier.

Les éleveurs sont donc autorisés à réaliser des “tirs de défense simple en vue de la défense de leur troupeau contre la prédation du loup”. Mais cet acte est soumis à plusieurs conditions.

Trois louvetiers autorisés à tirer

Cette autorisation ne concerne pas tous les agriculteurs. Seuls trois propriétaires de troupeau qui ont perdu des brebis, ont la possibilité de réaliser ces tirs de défense. Ces éleveurs ont transmis cette autorisation aux louvetiers.

Les louvetiers eux-mêmes ne peuvent pas tirer en dehors du cadre légal. Les chasseurs ont la possibilité de viser le prédateur “uniquement après avoir vérifié que la protection du troupeau est bien en place”. Le loup doit également se trouver à proximité des bêtes et être en position d’attaque. En cas de tir, les agents de l’Office national de la biodiversité (OFB) procèdent ensuite à une enquête. Enfin, les louvetiers ne peuvent manipuler et déplacer le cadavre du loup s’ils le tuent.

Les tirs doivent être autorisés plus tôt selon les agriculteurs

Une réglementation que comprend Pascal Chaponneau, président de l’Organe de Sélection du mouton charollais. “Il faut de la sécurité, on ne peut pas tirer à tout-va, c’est normal. Mais ce qu’on conteste, c’est le temps que l’on met à autoriser le tir de défense à partir de la première attaque de loup”.

Le monde agricole souhaite ainsi que les dispositifs d’action pour lutter contre l’animal soient mis en place le plus rapidement possible. “On ne met pas tout en place. On tarde trop pour prendre une décision. Dès qu’il y a une attaque, il faut tout mettre en œuvre, appeler les louvetiers, installer des caméras de surveillance pour arrêter ça par tous les moyens”, plaide l’éleveur.

Des éleveurs à bout

Depuis la première attaque avérée dans le Clunisois le 20 avril dernier, près de 190 bêtes ont été blessées, ou tuées. Durant le week-end de Pentecôte, trois nouvelles attaques à La Vineuse-sur-Frégande (Saône-et-Loire) ont causé la mort de 29 animaux.

“Psychologiquement, les éleveurs sont au bord de craquer, affirme Pascal Chaponneau. Ils se lèvent avec la peur au ventre. Autoriser les tirs, c’est une bonne chose, mais encore une fois, il a fallu attendre la mort de trop de bêtes pour se réveiller”.

Si les tirs de défense sont autorisés pour trois louvetiers, les agriculteurs du Clunisois n’ont pas pour autant la possibilité de mener des battues, ou d’appâter l’animal pour le débusquer. En France, le loup est une espèce protégée depuis 1993.





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