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Agriculture

La Confédération Paysanne appelle les éleveurs à s’adapter face à la présence durable du loup

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Les attaques de troupeaux par les loups se multiplient en Bourgogne. A la clé, des pertes importantes pour les éleveurs. Pour la Confédération Paysanne, les éleveurs doivent s’adapter à une présence constante du prédateur. 

Les éleveurs doivent composer durablement avec le risque du loup en Bourgogne, pour la Confédération Paysanne. Les dernières attaques le rappellent : en décembre, le prédateur a sévi en Côte d’Or, mais aussi dans la Nièvre. Face à cette recrudescence des attaques contre leurs bêtes, l’organisation appelle les éleveurs  à prendre des mesures de protection. 

Les jeunes et les nouveaux éleveurs doivent être informés dès qu’ils débutent leurs activités, des risques liés au loup, et des mesures à prendre. Cette formation doit concerner les jeunes éleveurs, dès qu’ils débutent, mais aussi les éleveurs déjà installés.

Thomas Maurice, éleveur membre de la Confédération Paysanne

Thomas Maurice est éleveur de chèvres et fromager, à Aubaine (Côte d’Or). Pour ce membre de la Confédération Paysanne, la présence du loup est préoccupante : “Si mon troupeau se fait attaquer, ça peut avoir des conséquences désastreuses : on perd non seulement des bêtes, on en a d’autres qui avortent du fait du stress causé par les attaques, sans compter la production laitière qui est moins importante“. 

Son installation se situe dans la Côte d’Or : un département entièrement classé en “cercle 3“. Ce sont les zones où le prédateur peut être présent. Les éleveurs de ces zones peuvent demander que l’Etat prenne en charge l’achat de moyens de protection. Parmi ces mesures, il y a l’installation de clôtures spécifiques, ou encore l’acquisition les chiens de protection. C’est ce dernier choix que fait Thomas Maurice : cet hiver, il va acquérir un patou (un Berger des Pyrénées), pour protéger ses chèvres. 

Ça apporte une forme de sérénité, une protection claire contre les prédateurs. C’est aussi un coût à assumer, mais qui est en partie financé par l’Etat. Il faut aussi que ce soit un bon chien, donc qu’il ait un bon éleveur, et doté d’une bonne éducation“, explique l’éleveur.

Un choix que l’éleveur doit assumer, et qui exige beaucoup de temps : “Les élevages de patous sont situés dans les Alpes et dans les Pyrénées. Il faut encore se rendre sur place pour trouver le bon chien. Il faut du temps pour les former : de 2 à 3 ans, donc autant de temps à attendre qu’ils soient prêts. Sans compter le fait qu’il faut que le chien soit bien accepté par mes bêtes“.

Ce sont quelques-unes des étapes à franchir, sur lesquelles le membre de la Confédération Paysanne déplore le peu de communication. “Les jeunes et les nouveaux éleveurs doivent être informés dès qu’ils débutent leurs activités, des risques liés au loup, et des mesures à prendre. Cette formation doit concerner les jeunes éleveurs, dès qu’ils débutent, mais aussi les éleveurs déjà installés. La sensibilisation doit venir de l’administration, des organisations professionnelles, des syndicats, mais aussi du terrain. La Chambre d’Agriculture, c’est pour nous le meilleur levier pour toucher l’ensemble de la profession“, explique Thomas Maurice. 

La forte présence du loup en Bourgogne

Les élevages doivent être mieux protégés, et pour cause : le prédateur s’ancre durablement, dans la région. Pour l’année 2020, 227 victimes doivent recevoir une indemnisation de l’Etat, en Bourgogne-Franche-Comté. Soit autant d’attaques présumées de loups, contre les élevages. 

Dans la région, les attaques de loups se font plus fréquentes. Une tendance beaucoup plus importante, surtout lorsqu’on compare les statistiques de 2020 aux deux années précédentes. En 2019, les services de l’Etat ont compté 107 victimes indemnisables. Un nombre lui même supérieur à celui de 2018, où 35 attaques présumées de loups avaient été relevées. 



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