gefb-cg71.com
Image default
Agriculture

COVID-19 : aux Etats-Unis, des restaurants étoilés vendent leurs grands vins de Bourgogne pour payer le personnel

Notez cet article



Les grands crus de Bourgogne font partie des vins les plus chers du monde. C’est le cas notamment des flacons produits par le domaine de la Romanée-Conti ou le domaine Leroy Musigny, dans la Côte de Nuits, en Côte-d’Or.

Certaines bouteilles issues des vignobles les plus réputés sont devenues un produit de luxe, voire un placement financier.

Rien d’étonnant donc à ce qu’elles soient régulièrement la cible des cambrioleurs en Bourgogne … et dans monde entier comme en témoigne ce vol récent dans la cave d’un restaurant étoilé de Copenhague.

En cette période de crise internationale provoquée par le COVID-19, les grands crus bourguignons montrent une fois de plus leur valeur financière.
En effet, aux Etats-Unis, de célèbres restaurants étoilés – contraints de fermer – ont décidé de se séparer de leurs précieuses bouteilles pour pouvoir continuer à payer leurs charges le temps de l’épidémie.

 

C’est le cas par exemple du restaurant SingleThread, à Healdsburg, dans la région de San Francisco, en Californie. L’établissement -trois étoiles au guide Michelin – a vendu quelques uns des joyaux de sa cave comme :

-une bouteille de Romanée Saint-Vivant 2015 du domaine de la Romanée-Conti

-une bouteille de Charmes premier cru Meursault de 1992 du domaine Roulot

-une bouteille de Chablis grand cru Valmur de 1996 du domaine Francois Raveneau

 

Manresa, un autre restaurant californien classé trois étoiles au guide Michelin, lui aussi, fait uniquement de la vente à emporter. Comme un certain nombre de ses confrères, il a dû se résoudre à vendre certaines bouteilles figurant sur sa carte des vins pour avoir un peu de trésorerie.

Il a commencé par se séparer de flacons provenant des domaines Roulot (appellation Meursault en Côte de Beaune) et Liger-Belair (à Vosne-Romanée). Par la suite, il a élargi la gamme en vendant des bouteilles de premier cru de Chablis Montée de Tonnerre, issues du domaine Raveneau.

“Cela a été très difficile pour nous de vendre ces vins”, explique Jim Rollston MS, sommelier en chef au Manresa. “Mais, nous vivons des temps exceptionnels, nous essayons de survivre“, a-t-il confié à Decanter, un magazine spécialisé dans le vin. En quelques jours, ces ventes ont généré environ 50 000 dollars (un peu plus de 45 000 euros). De quoi payer les factures qui continuent à tomber et les salaires des quelques employés toujours en poste.
 

Pourquoi vendre des grands crus est un cruel dilemme ?

Pour ces restaurateurs, le dilemme est cruel, font remarquer des observateurs.
En effet, il faut de nombreuses années pour arriver à constituer de belles caves, tout en sachant qu’une carte de vins prestigieuse contribue à la réputation d’un établissement, ainsi qu’à sa rentabilité.

Résultat : quand l’épidémie de covid-19 sera finie et que la situation reviendra à la normale, un professionnel qui aura réussi à traverser la crise pourrait se retrouver sans ces crus rares et prestigieux qui attirent les connaisseurs.

Mais en même temps, s’il ne les vend pas aujourd’hui, son établissement pourrait bien disparaître rapidement, faute d’argent frais…
 





Source

Related posts

“Ne pas laisser ce loup prendre l’habitude d’attaquer les troupeaux”

adrien

​​​​​​​Coronavirus Covid-19 : depuis le déconfinement, le marché bio de Quetigny est devenu hebdomadaire

adrien

pourquoi des agriculteurs se plaignent d’être pris “pour des benêts” ?

adrien